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Avec plus de 34 000 cas reconnus en 2004, les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent plus des trois quarts des maladies professionnelles et sont en progression constante.
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C'est la première cause de maladies professionnelles en France, comme dans la plupart des pays européens.
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Près d'un salarié sur deux subit au moins une contrainte posturale ou articulaire pouvant être jugée lourde. |
Les situations fatigantes concernent la position debout prolongée, les gestes répétitifs à cadence élevée et les postures dites "pénibles" :
- les positions de travail à genoux, - les bras en l'air ou dans une position de torsion.
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) constituent aujourd'hui l'une des priorités de la prévention des risques professionnels,. Toutes les catégories de travailleurs sont concernées : les indépendants, les salariés, les ouvriers et les cadres, hommes ou femmes, jeunes ou vieux.
Les TMS se manifestent par des douleurs ou des gênes de longue durée principalement au niveau des muscles, des tendons, des nerfs des membres supérieurs et inférieurs (cou, épaules, coude, poignet, genoux) et du dos.
I) D'OU VIENNENT LES TMS ?
Leurs causes sont multiples et d'origine :
- biomécanique : en cas de répétition monotone de gestes (travail à la chaîne) ou d'efforts extrêmes (port de charges lourdes), ou de positions pénibles ou inadaptées, ou encore lors d'utilisation d'outils vibrants ...,
- organisationnelle : lorsque la charge de travail s'intensifie, les cadences plus élevées créent de l'anxiété, du stress.
II) DES CONSEQUENCES POUVANT ETRES LOURDES
Les TMS occasionnent une souffrance continue et répétée, parfois source d'exclusion socio-professionnelle comme la perte d'emploi. Lorsqu'ils sont liés à un travail pénible, ils peuvent provoquer des maladies invalidantes, un vieillissement prématuré et conduire à des inaptitudes médicales.
Les TMS sont classés dans le tableau des maladies professionnelles (tableaux 57 et 69 du régime général et tableau 39 du régime agricole).
Toute démarche de reconnaissance comme maladie professionnelle passe par une déclaration à la Caisse primaire d'Assurance maladie (CPAM) appuyée par un certificat médical, établi par un médecin généraliste ou du travail.
III) AGIR POUR PREVENIR
L'amélioration des conditions de travail (des outils et des matériels, de l'ergonomie des postes de travail, des procédures de fabrication, l'aménagement des temps de pauses ...) est prioritaire en matière de prévention.
Il s'agit, dans le même temps, d'informer et de former les entreprises et leurs salariés.
IV) VOS DROITS
A) Le chef d'établissement Il doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (art. L.230-2 du Code du travail). Il lui appartient d'offrir à ses salariés un cadre et une organisation du travail qui ne favorisent pas l'apparition des TMS (évaluation, prévention) et de modifier l'existant (adaptation du poste au salarié) en collaboration avec le médecin du travail.
Le CHSCT a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale des salariés (art. L.236-2).
B) La Commission européenne Elle recommande d'introduire dans les dispositions législatives, réglementaires ou administratives relatives aux maladies reconnues scientifiquement comme d'orignie professionnelle, susceptible d'indemnisation et devant faire l'objet de mesures préventives un certain nombre de maladies. La liste varie selon les Etats membres.
C) La directive européenne 89/391 Elle offre un cadre général pour l'identification et la prévention des risques professionnels ; un certain nombre de directives spécifiques comme la manutention manuelle (direction 90/269) ou le travail sur écran (90/270).
V) POUR EN SAVOIR PLUS
- L'institut français de chirurgie de la main : www.institut-main.fr/pop_urgence/tms.htm, - Des cas d'entreprises sur le site de l'Anact : www.anact.fr, - Les TMs des membres supérieurs sur le site de l'INRS: www.inrs.fr, - Etude des facteurs de risque de TMS pour les hôtesse de caisse : www.acms.asso.fr.
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LA CFTC MILITE ET AGIT POUR :
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- Une meilleure prévention en entreprise afin de réduire massivement les sollicitations articulaires extrêmes, particulièrement dans les secteurs les plus touchés (l'industrie, l'agroalimentaire, les services ...),
- Améliorer la conception des postes de travail, des outils, des produits et des matériels utilisés,
- Former dès le plus jeune âge aux bons gestes et aux postures adaptées selon les situations de travail,
- Une large concertation de tous les acteurs et l'implication des institutions représentatives du personnel dans l'organisation du travail (sesceptible d'être à l'origine des TMS),
- Améliorer la législation communautaire existante, les directives européennes actuelles étant imparfaites et ne permettant pas une application cohérente de la politique de prévention.
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