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29 % des salariés européens, soit environ 40 millions de personnes, déclarent souffrir de stress chronique au travail.
Si ce chiffre est resté stable depuis 1990, les problèmes de santé dus au stress (trouble musculo-squelettiques, dépression, conduites addictives...) sont eux, en augmentation.
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Le stress au travail serait à l'origine de plus de 50 % de l'ensemble des journées de travail perdues et coûterait entre 2.6 et 3.8 % du PIB des Etats membres (europe des 15), soit environ 20 milliards d'euros par an. |

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Depuis une vingtaine d'années, le stress est apparu comme un des nouveaux risques professionnels majeurs.
Pourtant, il est encore faiblement pris en compte par les employeurs qui renvoient souvent le problème hors du champ du travail, en l'attribuant à une éventuelle fragilité individuelle. |
I) QU'EST CE QUE LE STRESS ?
Le stress est une réponse de l'organisme aux facteurs d'agressions physiologiques ainsi qu'aux émotions qui nécessitent une adaptation. Le stress aigu répond aux contraintes liées aux métiers et n'est pas forcément néfaste, selon son intensité.
Le stress chronique, lui, est dangereux car il maintient l'organisme en sur-régime et s'inscrit dans la durée.
Il existe des facteurs multiples pour le stress :
- le décalage entre les exigence de travail et le temps imparti, les compétences requises, les moyens fournis,
- des relations de travail inexistantes ou conflictuelles,
- des rôles et des responsabilités imprécis,
- le manque de reconnaissance du travail effectué,
- le bruit, la chaleur, une sur-occupation des locaux.
- D'abord une souffrance pour le travailleur...
Le stress professionnel chronique peut avoir des répercussions plus ou moins graves et réversibles sur la santé mentale et physique des salariés. ex : troubles du sommeil, de l'appétit, maux de tête, sensation d'oppression, troubles musculo-squelettiques 5TMS), état dépresif, maladies gastro-intestinales, coronariennes ou cardiaques, dépendance (alcool, tabac, médicaments, drogues)..
Dans le cas d'un surmenage excessif, on parle de burn out. Il s'agit d'un épuisement émotionnel, conséquence d'un stress prolongé. Le stress peut être aussi à l'origine d'absentéisme, d'incapacité de travail, d'un départ précoce à la retraite, d'une démission, dans les cas extrêmes d'un Karoshi (mort par surmenage au Japon).
- Mais aussi un coût pour l'entreprise...
Coût de l'absentéisme* dû au stress de 370 millions d'euros. *hors coût de la désorganisation (baisse de la productivité, de la qualité, démotivation, conflits).
- Et des répercussions financières pour la Sécurité sociale
Coût du stress* se situe entre 830 et 1 656 millions d'euros, soit 10 % à 20 % des dépenses AT-MP de la Sécurité sociale (INRS de 2000). *soins, absentéisme, décès prématurés pour les maladies cardiovasculaires, la dépression et les troubles musculo-squelettiques.
Les maladies dues au stress au travail ne figurent pas dans le tableau des maladies professionnelles !
Le stress qui fait partie des risques psychosociaux n'est pourtant pas considéré comme une maladie en soi. Seules une vingtaine de dépression sévères liées au stress ont été reconnues comme maladie professionnelle en France.
II) AGIR POUR PREVENIR
Il s'agit de combattre le risque à la source et dans la durée en menant des actions de prévention axées sur l'organisation, les conditions et les relations de travail.
Les techniques de développement personnel, de relaxation ou des formations à la gestion des conflits ne sont bénéfiques qu'à court terme à moins d'être associées à une action de fond.
Une gestion individuelle du stress ne peut remplacer une démarche de prévention collective.
Il existe sur le net plusieurs site sur le stress :
- L'Institut Français d'action contre le stress (Ifas), www.ifas.net,
- L'Institut national de recherche et de sécurité our la prévention des accidents du travail et des maladies profesionnelles (INRS), www.inrs.fr,
- L'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact), www.anact.fr,
III) VOS DROITS
Bien qu'il n'existe pas en France de réglementation spécifique à la prévention du stress au travail, il incombe à l'employeur :
- d'évaluer les risques professionnels au sein de l'entreprise, y compris les risques psychosociaux (directive cadre européenne n°89/391),)
- de garantir la sécurité et la santé physique et mentale de ses salariés et de mettre en oeuvre les principes généraux de prévention des risques professionnels (art. L.230-2 du Code du travail).
L'employeur se doit notamment de combattre le risque à la source, d'adapter le travail à l'homme et de planifier la prévention.
Au-delà de ces dispositions générales, la prévention du stress peut également s'appuyer sur des réglementations particulières comme :
- la prévention des risques dus au bruit (art. R.232-8 et suivants),
- les dispositions réglementaires relatives à certain modes d'organisation du travail : le travail de nuit (art.L;213-1 à L.213-10 et R.213-1 à R.213-3), le travail en équipe de suppléance (art. L.221-5-1) le travail posté (art.L.231-3-3 et R.212-3),
- l'accord cadre européen sur le stress au travail du 8 octobre 2004 attire l'attention sur les risques liés au stress et sur les mesures susceptibles d'être mises en oeuvre pour prévenir ou gérer ces risques.
Il permet de considérer le stress comme une préoccupation des employeurs et des salariés.
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LA CFTC MILITE ET AGIT POUR :
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- Une politique de prévention collective du stress professionnel afin de combattre le risque à la source,
- Un accompagnement personnalisé (écoute, soutien...) des salariés stressés,
- Une reconnaissance des maladies professionnelles liées au stress,
- Sensibiliser les entreprises aux outils de prévention du stress,
- Une organisation du travail permettant de combattre le stress professionnel,
- La pris en compte dans le document unique d'évalauation des risques des facteurs de stress dans l'établissement.
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