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| Le bruit |
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Près de sept personnes sur dix se disent dérangées par le bruit sur leur lieu de travail (sondage de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 2005). Trois travailleurs sur dix sont exposés, de manière prolongée, à des intensités sonores supérieures à 85 db(A), ce qui correspond au seuil de nocivité pour l'oreille. Plus de trois milllions de travailleurs sont concernés. Notre environnement quotidien au travail est souvent bruyant. Les machines-outils, robots-automates... génèrent du bruit. Mais les sons en haute fréquence transmis dans un casque téléphonique au bureau, par exemple peuvent créer aussi d'autres situations à risque lorsque le travailleur y est exposé de manière prolongée. I) COMMENT MESURE-T-ON LE BRUIT ? Le bruit a pour unité de mesure le décibel : dB. Dès que son intensité dépasse 70 dB, le bruit est dangereux pour l'oreille et on ne s'en rend pas forcément compte !
La durée d'exposition au bruit est un autre facteur à prendre en compte : Une longue exposition à un bruit de faible intensité peut être plus nocif qu'une exposition de plus courte durée à un bruit d'intensité supérieure ! II) LES RISQUES Physiologiquement et psychologiquement, l'homme ne peut s'habituer au bruit. Et les risque pour sa santé et sa sécurité sont réels. Le bruit a aussi des effets indirects sur la santé. Il augmente la fatigue, il peut entraîner des troubles cardio-vasculaires, il est source d'anxiété, de stress et perturbe le sommeil. Le bruit favorise le risque d'accident du travail car il détourne l'attention. Il peut par exemple masquer un signal d'alerte ou perturber les échanges d'information. Dans les lieux de travail bruyants le taux d'accidents est multiplié par quatre. III) LA SURDITE PROFESSIONNELLE La surdité professionnelle est considérée comme une maladie professionnelle depuis 1963. On ne s'aperçoit pas que l'on devient sourd : on ne ressent aucune douleur et c'est déjà trop tard lorsque l'on s'en rend compte.
IV) VOS DROITS A) Le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) Dans le cadre de ses missions (art. L. 236-2 du Code du travail), le CHSCT dispose d'informations sur les risques présentés par les postes de travail. Il peut, comme le médecin du travail, contribuer à l'évaluation des risques, dont ceux liés à l'exposition au bruit. B) La directive européenne du 06 février 2003 (N°2003/10/CE) Elle précise les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l'exposition des travailleurs aux bruits. C) L'article L. 230-2 du Code du travail Il précise aussi que "le chef d'établissement prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs". il peut agir de manière à réduite le bruit à la source (dans le choix des machines plus silencieuses, des cloisonnements...), privilégier le traitement accoustique du lieu de travail avec des matériaux absorbants et mieux organiser le travail de manière à réduire le temps d'exposition au bruit des salariés (par des changements d'équipe ...). D) L'article 31 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne Il indique enfin que "tout travailleur à droit à des conditions de travail qui respectent sa santé, sa sécurité et sa dignité [...]". V) POUR EN SAVOIR PLUS - Centre d'inforation et de documentation sur le bruit (CIDB): http://www.infobruit.org, - Le portail France Audition : http://franceaudition.com - Le dossier Vos gueules les décibels ! de l'INRS : http://www.inrs.fr/, - Le dossier bruit de l'Organisation mondiales de la santé (OMS) : http://www.who.int/fr.
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